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Tu ne te disputes pas.

Tu ne fais pas de crise.

Tu rentres le soir, tu fais ce que tu as à faire, tu parles de la logistique, tu te couches.

Et pourtant, quelque part au fond de toi, tu te sens seule, ou seul, dans ton couple.

Une solitude qui ne crie pas.

Une solitude installée.

Cet épisode 94 explore ce moment précis où l’attente, cette posture intérieure que nous avions commencé à regarder dans l’épisode 93, cesse d’être un événement ponctuel pour devenir le climat de fond de la relation, et où l’on ne sait même plus comment elle est arrivée là.

Pourquoi parler de se sentir seul dans son couple ?

Se sentir seul dans son couple, sans dispute, sans crise, sans rupture déclarée, c’est l’une des expériences les plus silencieuses et les plus déstabilisantes que l’on puisse vivre dans la durée.

La plupart des personnes qui la traversent n’en parlent pas.

Elles consultent rarement, parce qu’elles n’ont rien à pointer du doigt.

Et pourtant, cette solitude installée est souvent le marqueur d’un phénomène très précis, que la psychologie clinique du couple commence à mieux nommer depuis quelques décennies : l’habituation à l’attente.

Pour éclairer ce mécanisme, trois corpus de recherche se rejoignent de façon frappante.

D’abord, les travaux contemporains en neurosciences sur l’habituation, ce processus par lequel notre cerveau cesse d’alerter quand un stimulus se répète, y compris quand ce stimulus est une douleur diffuse.

Ensuite, les recherches de John Gottman, dont les observations du laboratoire de Seattle ont identifié avec précision le moment où le système nerveux d’un partenaire bascule dans le stonewalling, ce repli silencieux qui n’est pas une stratégie consciente, mais une réaction physiologique d’usure. Enfin, les analyses d’Esther Perel, dans Mating in Captivity, sur l’érosion silencieuse du couple, qui creuse la distance dans la durée par effet d’habitude bien plus que par effet de conflit.

Ce que ces trois lectures ont en commun, c’est de désigner un même point.

L’attente, quand elle devient le climat, finit par effacer la présence à soi.

Et c’est par cette présence retrouvée, et non par une grande conversation avec l’autre, que la sortie devient possible.

Au programme de cet épisode

Dans cet épisode des Chemins du couple, je te propose une exploration en quatre temps :

  • Quand l’attente devient un bruit de fond : les quatre signes très concrets qui révèlent que tu es passée du « j’attends ce geste précis » au « j’ai toujours attendu, et je ne le sens même plus ». L’anticipation chronique, le commentaire intérieur qui a remplacé la parole, la cessation des propositions, et ce moment troublant où tu te sens mieux quand ton conjoint est absent.
  • Pourquoi notre cerveau s’habitue à l’attente : le mécanisme neurobiologique de l’habituation, le stonewalling identifié par John Gottman dans son laboratoire de Seattle, et l’érosion silencieuse du couple décrite par Esther Perel. L’histoire d’Hélène, dirigeante d’une PME textile, qui me disait : « je crois que j’ai cessé d’attendre que ça change il y a longtemps ».
  • Le retournement : réveiller la présence à soi : ce que la sortie ne consiste pas à faire (la grande conversation, l’ultimatum, la crise déclenchée) et ce qu’elle consiste vraiment à faire. Trois mouvements concrets pour restaurer la sensation, reposer un acte minuscule, et décider intérieurement d’exister à nouveau dans le couple, indépendamment du climat.
  • Ce que la présence retrouvée fait au couple : la curiosité étonnée du partenaire que j’observe souvent en cabinet, plutôt que la crise redoutée. L’histoire d’Antoine, directeur administratif et financier, dont la compagne lui a dit après quelques mois : « je ne sais pas ce que tu fais, mais je te retrouve un peu, et ça me touche ».

Ce que tu repartiras avec

À l’issue de cet épisode, tu sauras :

  • Reconnaître les signes que l’attente, dans ta relation, est passée du statut d’événement ponctuel à celui de climat habituel, et comprendre pourquoi tu avais cessé de la voir.
  • Identifier ce que les neurosciences et la psychologie clinique du couple appellent habituation, stonewalling et érosion silencieuse, et reconnaître la forme que ces phénomènes prennent chez toi.
  • Distinguer la sortie par la grande conversation, qui fonctionne rarement quand le climat s’est installé, et la sortie par la présence à soi, qui modifie tranquillement la dynamique sans bouleverser ton conjoint.
  • Tenir trois premiers mouvements concrets pour réveiller ta sensation, ta présence et ton existence intérieure dans la relation, dès cette semaine.

Cet épisode s’adresse aux femmes ET aux hommes qui veulent avancer concrètement dans leur relation, et tout particulièrement aux couples d’entrepreneurs et de dirigeants, qui mènent leur entreprise avec lucidité et qui se retrouvent parfois engourdis, sans crise, dans leur propre vie de couple.

Pour aller plus loin : la série gratuite « Se libérer de l’attente »

Tout ce que nous explorons aujourd’hui, je le travaille depuis longtemps avec les femmes et les hommes que j’accompagne.

Et un phénomène se répète : il ne suffit pas de reconnaître intellectuellement l’habitude d’attendre pour en sortir.

Il faut un cheminement, des repères très précis, des exercices concrets.

C’est pour cette raison que j’ai préparé une série gratuite de quatre vidéos qui s’appelle

« Se libérer de l’attente ».

Tu y trouveras sept signes invisibles que tu attends plus que tu ne vis ta relation, l’origine du schéma, trois leviers concrets pour en sortir, et la suite du chemin pour celles et ceux qui veulent aller plus loin.

S’inscrire à la série gratuite « Se libérer de l’attente »

Tu laisses ton prénom et ton email, et tu reçois la première vidéo immédiatement.

Belle écoute,

Céline

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