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Qui n’a jamais fait de supposition dans sa vie ?

Qui n’a pas supposé quoi que ce soit depuis ce matin ? Pas moi…

Lorsqu’on prend le temps de s’observer fonctionner, on constate que nous sommes, très souvent, en train de supposer quelque chose à propos d’une situation ou d’une personne.

Dans ma pratique de thérapeute et dans ma vie de tous les jours, je prends de plus en plus conscience que nous faisons tous, en permanence, des suppositions. Même à la télévision, sur les réseaux sociaux, tout le monde devient adepte de la supposition. Quel malheur !

Faire des suppositions semble devenir « normal » dans les relations humaines. Ne trouvez-vous pas ?

Réfléchissez 2 minutes. Quelles sont vos suppositions en cours ? Sur votre conjoint ? Sur vos enfants ? Sur un ami ou une amie ? Sur un parent ?

Quand la supposition tue l’harmonie du couple et de la famille

Dans le couple, les suppositions sont de véritables fléaux. Ce phénomène est rarement mis en lumière lorsqu’on parle de communication dans le couple et pourtant…

Quelques exemples de suppositions dans les discussions :

– On dirait que tu es fâché sur moi.
– Je suis certain(e) que tu me caches des choses.
– Ah oui mais si tu dis cela c’est parce que tu penses que…

Cette dernière phrase, je l’entends tellement dans mes consultations !

Autre exemple classique basé sur l’interprétation d’une action :

– Si tu fais cela, c’est pour me faire du mal …

Sur les réseaux sociaux, vous pourrez constater ce même phénomène :

– S’il/elle partage cela c’est qu’il/elle est ou pense… comme cela !

Toute supposition pose une étiquette ferme et définitive sur la personne ou la situation.

Souvent, elle catalogue comme positif ou négatif. A partir d’un mot, d’un geste, d’une mimique, la machine à suppositions s’enclenche et le conjoint, l’enfant, l’ami, le collègue ou la situation est catalogué(e).

Supposer est TOUJOURS une erreur !

C’est même une catastrophe ! Et je pèse mes mots !

Supposer n’est jamais objectif. C’est un mécanisme subjectif qui vient de nous et de notre interprétation personnelle et unique.

C’est une façon de tourner une situation, une parole, un geste selon NOTRE vision du monde et non selon celle de l’autre ou de la réalité.

Cette interprétation supposée des paroles ou gestes de l’autre va passer à travers NOS filtres intérieurs. Il est facile de comprendre que ces filtres sont totalement différents d’une personne à l’autre. Ces filtres se sont créés en fonction de l’histoire personnelle, du vécu, des traumatismes, des réussites et aussi du passé avec la personne.

Exemple :

Vous racontez à votre meilleure amie une attitude de votre mari ou une réflexion qu’il vous a faite. Votre amie peut la trouver complètement anodine alors que, vous, ça vous embarque dans un tas de suppositions. Pourquoi ? Tout simplement parce que vous avez des vécus différents et donc une vision différente des choses. Qui a raison ? Personne…

C’est la preuve que les suppositions sont totalement subjectives et jugeantes.

Je vous entends objecter :

– Oui mais, je le connais par cœur ! Je sais que quand il/elle dit qu’il va le faire, en fait il ne le fait pas.

En êtes-vous certain(e) à 100% ?

Est-ce que ce ne serait pas plutôt le fait de faire cette supposition de façon arbitraire et brutale qui génère le problème, l’incompréhension, la souffrance et de conflits dans la relation ?

 

Supposer et mal interpréter

Continuons …
– Je suppose que tu me dis cela parce que…
– Quand tu me parles comme ça, ça veut dire que tu penses ça…

Souvent, l’autre répond par opposition :
– Non, ce n’est pas ce que je dis…

À partir de là, naît le sentiment d’être incompris des deux côtés.
Pourquoi ? Parce qu’en commençant par une interprétation, vous ne pouvez pas comprendre l’autre puisque vous déformez ce qu’il dit !

Supposer les besoins des autres

– Oui, mais je sais qu’il a besoin que je fasse cela pour lui…

Est-ce que vous lui avez demandé pour voir ?

– C’est pas la peine, je le sais !

Lorsque j’interroge l’autre conjoint, dans 90% des cas, la réponse est :

– Non, je ne lui ai pas demandé et d’ailleurs quand elle le fait, je n’aime pas cela…

Voilà un exemple typique, d’une incompréhension sur des besoins non exprimés.

L’exemple est pris dans le couple mais cela se passe de la même manière lorsqu’on suppose les besoins de nos enfants, ados, amis, parents, collègues, patron, etc.

La supposition tue la relation

J’insiste sur le fait que c’est “supposer”, de quelque manière que ce soit, qui nuit à la relation.

Heureusement, des astuces existent pour nous libérer de ces mauvaises habitudes que sont la supposition et le jugement. Je vous invite à partager en commentaires les astuces de communication qui vous permettraient d’éviter de supposer ou en miroir d’éviter de vous sentir juger par des suppositions de la part de votre partenaire.

 

À très bientôt,

Céline Domecq

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