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Conflits de couple : Pourquoi « prendre sur soi » est la pire stratégie (et comment s’en sortir)

C’est une scène que je connais par cœur, pour l’avoir vécue et pour l’entendre quasi quotidiennement dans mon cabinet.

C’est le matin, après une dispute de trop.

Vous vous levez avec cette phrase qui tourne en boucle dans votre tête : « Allez, cette fois, je prends sur moi. Je vais faire des efforts. »

Vous serrez les dents.

Vous vous promettez de ne pas vous énerver quand il oubliera (encore) de vider le lave-vaisselle ou qu’il sera sur son téléphone.

Vous tenez bon, lundi, mardi… Et pourtant, quelques jours plus tard : l’explosion.

Là, c’est la culpabilité qui vous envahit : « Je n’ai pas eu assez de volonté », « Je ne suis pas capable de tenir ».

Je suis ici pour vous dire une chose essentielle aujourd’hui, qui va sans doute vous soulager d’un poids immense : Ce n’est pas un manque de courage de votre part. C’est une erreur de stratégie.

En tant que thérapeute de couple depuis 15 ans, j’ai accompagné des centaines de personnes qui, comme vous, essayaient de régler avec leur tête (la volonté) ce qui est piloté par leurs tripes (les blessures émotionnelles).

Voyons ensemble pourquoi votre « batterie » s’épuise, et comment démasquer les vrais saboteurs invisibles qui dirigent votre relation en pilote automatique.

Le mythe de la volonté : Pourquoi votre batterie clignote rouge

On nous a appris depuis l’enfance que la volonté est une vertu morale.

Que « quand on veut, on peut ».

Dans la dynamique de couple, cette croyance est toxique.

La volonté n’est pas une qualité morale.

C’est une ressource cognitive limitée.

Imaginez-la comme la batterie de votre téléphone.

Le matin, vous êtes à 100 %. Mais regardez votre journée :

Gérer les enfants qui traînent pour s’habiller : 15%

Un dossier urgent ou un conflit au travail : 20%

Se retenir de répondre sèchement à un collègue : 10%

La charge mentale, les courses, l’organisation : 25%

Arrive 18h30.

Vous rentrez chez vous, là où vous devriez être en sécurité.

Mais votre batterie est à 5 %, elle clignote rouge.

C’est précisément à cet instant, quand vous n’avez plus de ressources biologiques, que vous découvrez que le salon est en désordre ou que votre conjoint n’est pas disponible.

Vous essayez alors d’utiliser votre volonté : « Allez, sois gentille, ne dis rien ».

Mais c’est impossible.

Vous demandez à un moteur de démarrer avec un réservoir vide.

L’explosion qui suit n’est pas la preuve que vous êtes hystérique ou que vous ne vous aimez plus. C’est simplement une panne d’essence.

La métaphore de la marmite : Arrêtez de tenir le couvercle

Pour comprendre pourquoi les « bonnes résolutions » ne tiennent jamais, visualisez une marmite d’eau bouillante sur un feu vif. La vapeur pousse pour sortir.

Votre volonté, c’est votre main qui appuie de toutes ses forces sur le couvercle pour le maintenir fermé.

Vous sentez la pression qui monte.

Vous savez que si vous relâchez une seconde, ça déborde.

Vous vous épuisez à contenir cette pression interne.

Le drame, c’est que la plupart des conseils qu’on vous donne se concentrent uniquement sur le couvercle : « Respire un bon coup », « Apprends la Communication Non Violente », « Prends sur toi ».

C’est une stratégie d’épuisement.

Tôt ou tard, la vapeur gagne toujours.

Et souvent, le couvercle saute pour une « broutille » (une chaussette par terre).

Votre conjoint vous dit alors : « Mais tu es folle, ce n’est qu’une chaussette ! ».

Il a raison sur la forme, mais tort sur le fond.

L’explosion n’est pas causée par la chaussette, mais par la pression accumulée.

Si vous voulez un nouveau souffle dans votre couple, vous devez arrêter de regarder le couvercle.

Vous devez regarder en bas. Vous devez regarder le FEU.

Pourquoi ça bout autant à l’intérieur de vous ? Ce feu est alimenté par trois programmes inconscients : vos Saboteurs Invisibles.

Les 3 Saboteurs Invisibles qui pilotent votre couple

Quand votre batterie de volonté est vide, c’est votre « pilote automatique » qui prend le relais.

Ce pilote utilise un logiciel installé durant votre enfance pour assurer votre survie émotionnelle.

1 – Le Juge Interne : Vos Croyances

Une croyance est une conclusion que votre cerveau d’enfant a tirée pour donner du sens à une situation douloureuse.

Imaginez : vous avez 5 ans, vous parlez à table et votre père fatigué vous dit sèchement de vous taire.

Votre cerveau d’enfant, égocentrique par nature, en déduit : « Si papa me rejette, c’est que ce que je dis n’a pas de valeur » ou « Je dérange ».

Adulte, cette croyance agit comme des lunettes déformantes (le fameux biais de confirmation). Si votre conjoint est silencieux ce soir, votre cerveau va ignorer sa fatigue et hurler : « Tu vois ? Il ne te parle pas.

Tu ne comptes pas. Exactement comme avant. »

Vous ne réagissez pas à la réalité, vous réagissez à une blessure de vos 5 ans.

2 – Le Thermostat du Bonheur : Vos Loyautés

C’est le saboteur le plus pernicieux. Par amour et par besoin d’appartenance, nous restons inconsciemment loyaux aux souffrances de nos parents.

Si votre mère a été une femme sacrifiée, triste ou effacée, une partie de vous peut ressentir une culpabilité vertigineuse à l’idée d’être pleinement heureuse et épanouie.

C’est le plafond de verre amoureux.

Inconsciemment, vous vous dites : « Si je suis plus heureuse qu’elle, je la trahis ».

Alors, quand tout va trop bien dans votre couple, vous allez déclencher une dispute ou vous fermer pour faire redescendre le niveau de bonheur à un seuil « acceptable » et familier pour votre lignée.

3 – Le Scénariste : Vos Attentes

Voici la formule mathématique du malheur conjugal :

Frustration = Attentes – Réalité

Vous avez signé un « Contrat Secret » avec vous-même : « S’il m’aimait vraiment, il devinerait que je suis fatiguée et il ferait le repas. » Le problème ? L’autre n’a jamais signé ce contrat.

Ce saboteur vous pousse à donner la télécommande de votre bonheur à l’autre : « Si tu fais ça, je suis heureuse.

Si tu ne le fais pas, je suis malheureuse. »

C’est une position d’impuissance totale.

Oser regarder le feu pour l’éteindre

Vous l’avez compris : essayer de sauver son couple avec de la volonté, ce n’est pas trouver un nouveau souffle.

C’est vivre en apnée jusqu’à l’inévitable explosion.

Vos réactions disproportionnées, votre épuisement, vos ruminations ne sont pas une fatalité.

Ce sont des symptômes de ces programmes obsolètes qui tournent en tâche de fond.

La bonne nouvelle ?

Un réglage, ça se change. Vous n’êtes pas condamnée à répéter l’histoire de vos parents ou à revivre les blessures de la petite fille que vous étiez.

Le véritable travail, celui qui permet de retrouver la complicité et l’apaisement, consiste à identifier ces saboteurs pour cesser de réagir par automatisme et commencer à agir par choix.

 

Si vous êtes prêt(e) à vivre une relation sereine épanouie et/ou transformer la dynamique dans votre relation. Je peux vous aider.

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  • D’identifier ce qui vous bloque aujourd’hui.
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