On imagine presque toujours la dépendance affective au féminin, et pour une fois ce n’est pas faux : on la voit chez la femme.
Mais on la voit si mal qu’on l’a réduite à une caricature, la « collante », la « jalouse », celle qui
« en demande trop ».
Et surtout, on la confond avec de l’amour.
Cet épisode 96, second volet d’une paire homme / femme, regarde ce qu’on prend pour de l’amour et qui est, bien souvent, de l’amour qui a peur.
Pourquoi parler de dépendance affective chez la femme ?
La dépendance affective chez la femme est paradoxale : sur-visible et pourtant mal comprise.
On la moque au lieu de la comprendre, et on la confond avec le dévouement, l’attention, la générosité.
Pour éclairer ce mécanisme, plusieurs travaux se rejoignent.
Robin Norwood, dans Ces femmes qui aiment trop, a montré comment le dévouement devient une stratégie pour ne pas être abandonnée.
Le concept de charge mentale, décrit dès 1984 par la sociologue Monique Haicault, éclaire cette façon de tout porter en silence, à laquelle s’ajoute une charge affective.
La théorie de l’attachement (Sue Johnson, Levine & Heller) parle d’hyperactivation pour décrire la personne qui se rapproche et vérifie sans cesse quand le lien semble menacé.
Harriet Lerner a décrit la danse de la poursuite et du retrait, et la sur-fonction qui finit par étouffer le couple.
Et Brené Brown a mis en évidence que la grande honte féminine, c’est de ne jamais se sentir assez.
Au programme de cet épisode
Dans cet épisode des Chemins du couple, je te propose une exploration en cinq temps :
- Le cliché qui nous enferme : pourquoi la femme dépendante affective est moquée plutôt que comprise, à travers deux scènes très concrètes.
- Pourquoi on confond ça avec de l’amour : l’éducation au dévouement, le livre de Robin Norwood, la charge mentale et affective, et le lien avec les micro-renoncements. L’histoire d’une femme médecin que j’accompagne, qui me confiait : « je ne sais plus ce que j’ai envie de faire, je me demande d’abord ce que lui voudrait ».
- Les cinq visages féminins : l’hyper-présence, la sur-adaptation, le besoin de réassurance, le don, l’effacement. Pour chacun, la peur qui se cache dessous.
- La peur, dessous : la peur de l’abandon et la honte de ne jamais être assez, mise en évidence par Brené Brown.
- Ce que ça fait au couple : la danse de la poursuite et du retrait, et la sur-fonction qui finit par étouffer la relation.
La sortie, elle, ne se résume pas en trois conseils : c’est tout le sens de la série gratuite que je propose à la fin de l’épisode.
Ce que tu repartiras avec
À l’issue de cet épisode, tu sauras :
- Reconnaître les cinq visages de la dépendance affective féminine, chez une femme ou chez un homme à forte énergie féminine.
- Comprendre pourquoi on l’a si longtemps confondue avec de l’amour, et ce que la psychologie clinique du couple en dit.
- Distinguer aimer depuis le trop-plein et donner depuis la peur du vide.
- Reconnaître la danse de la poursuite et du retrait, et pourquoi elle relie ce portrait à celui de l’homme du lundi.
Cet épisode s’adresse aux femmes ET aux hommes qui veulent avancer concrètement dans leur relation, et tout particulièrement aux couples d’entrepreneurs et de dirigeants, qui réussissent brillamment au travail et se retrouvent parfois à s’oublier dans leur vie de couple.
Pour aller plus loin : la série gratuite « Se libérer de l’attente »
Tout ce que nous explorons dans cet épisode, je le travaille depuis des années avec les femmes et les hommes que j’accompagne.
Et un phénomène se répète : il ne suffit pas de comprendre qu’on s’est oublié pour réussir à se retrouver.
Il faut un cheminement, des repères précis, des exercices concrets.
C’est pour cette raison que j’ai préparé une série gratuite de quatre vidéos qui s’appelle
« Se libérer de l’attente ».
Tu y trouveras sept signes invisibles que tu attends plus que tu ne vis ta relation, l’origine du schéma, trois leviers concrets pour en sortir, et la suite du chemin pour celles et ceux qui veulent aller plus loin.
S’inscrire à la série gratuite « Se libérer de l’attente »
Tu laisses ton prénom et ton email, et tu reçois la première vidéo immédiatement.
Belle écoute,
Céline
