On imagine presque toujours la dépendance affective au féminin : une femme qui attend un message, qui n’arrive pas à lâcher.
Beaucoup plus rarement un homme.
Pourtant, la dépendance affective chez l’homme existe, tout aussi forte, simplement invisible, parce qu’elle se déguise en force, en contrôle, en travail, ou en silence.
Cet épisode 95, premier volet d’une paire homme / femme, met en lumière ce visage qu’on ne voit jamais.
Pourquoi parler de dépendance affective chez l’homme ?
La dépendance affective chez l’homme est l’un des grands invisibles du couple.
On ne l’associe jamais aux hommes, parce qu’elle ne ressemble pas à l’image qu’on s’en fait.
Elle ne s’accroche pas, elle se retire.
Elle ne réclame pas, elle contrôle.
Elle ne pleure pas, elle travaille.
Pour comprendre ce mécanisme, plusieurs travaux cliniques se rejoignent.
Le psychothérapeute Terrence Real, dans I Don’t Want to Talk About It, a montré comment la souffrance affective masculine se cache derrière des comportements socialement valorisés, et comment l’homme oscille entre la honte de sa vulnérabilité et une fuite dans la performance.
Le psychologue Ronald Levant a nommé l’alexithymie masculine normative, cette difficulté apprise à identifier et à nommer ses propres émotions.
John Gottman a observé le stonewalling, ce repli silencieux statistiquement plus fréquent chez l’homme, lié à une submersion physiologique.
Et Brené Brown a mis en évidence que la plus grande honte masculine est d’être perçu comme faible, ce qui rend l’aveu du besoin presque impossible.
Au programme de cet épisode
Dans cet épisode des Chemins du couple, je te propose une exploration en cinq temps :
Le cliché qui nous aveugle : pourquoi on imagine toujours une femme, et jamais un homme, derrière la dépendance affective, à travers deux scènes croisées.
Pourquoi c’est invisible chez l’homme : « un homme ne dépend de personne », l’alexithymie masculine normative, et le lien avec les micro-renoncements. L’histoire d’un dirigeant que j’accompagne, qui me confiait : « j’ai tellement peur qu’elle parte que je préfère ne pas y penser, alors je travaille ».
Les cinq masques masculins : le contrôle et la jalousie, le sur-travail, le retrait et le silence, le besoin d’être indispensable, l’irritabilité. Pour chacun, la peur cachée et la stratégie d’attachement qui se joue.
La peur, dessous : ne plus compter, ne plus être à la hauteur, perdre le regard de l’autre, et la honte masculine de la faiblesse.
Ce que ça fait au couple : la boucle de la poursuite et du retrait, où chacun se protège et où personne ne se sent rejoint.
La sortie, elle, ne se résume pas en trois conseils : c’est tout le sens de la série gratuite que je propose à la fin de l’épisode.
Ce que tu repartiras avec
À l’issue de cet épisode, tu sauras :
Reconnaître les cinq masques derrière lesquels se cache la dépendance affective masculine, chez un homme ou chez une femme à forte énergie masculine.
Comprendre pourquoi cette dépendance est restée invisible, et ce que la psychologie clinique du couple dit de ce mécanisme.
Distinguer le masque (contrôle, travail, silence, irritabilité) de la peur qui l’anime réellement.
Reconnaître la boucle dans laquelle s’enferme le couple, et pourquoi la sortie commence par soi plutôt que par l’autre.
Cet épisode s’adresse aux femmes ET aux hommes qui veulent avancer concrètement dans leur relation, et tout particulièrement aux couples d’entrepreneurs et de dirigeants, qui mènent leur entreprise avec assurance et se retrouvent parfois enfermés, sans le savoir, derrière un masque dans leur vie de couple.
Pour aller plus loin : la série gratuite « Se libérer de l’attente »
Tout ce que nous explorons dans cet épisode, je le travaille depuis des années avec les femmes et les hommes que j’accompagne.
Et un phénomène se répète : il ne suffit pas de comprendre intellectuellement qu’on porte un masque pour réussir à le poser.
Il faut un cheminement, des repères précis, des exercices concrets.
C’est pour cette raison que j’ai préparé une série gratuite de quatre vidéos qui s’appelle
« Se libérer de l’attente ».
Tu y trouveras sept signes invisibles que tu attends plus que tu ne vis ta relation, l’origine du schéma, trois leviers concrets pour en sortir, et la suite du chemin pour celles et ceux qui veulent aller plus loin.
S’inscrire à la série gratuite « Se libérer de l’attente »
Tu laisses ton prénom et ton email, et tu reçois la première vidéo immédiatement.
Belle écoute,
Céline
